
Certaines scènes de cette fanfic sont très violentes et pourraient bouleverser les âmes sensibles. Quelques passages sont également riches en sous-entendus divers, ce qui oblige les auteurs à un codage NC-17.
D';autre part, certains personnages de cette fanfic existent réellement. Toute ressemblance avec la vie réelle n';est ni fortuite ni involontaire. Nous n';avons souhaité vexer personne mais, au contraire, porter un regard de naturaliste sur nos bien-aimés contemporains, sans nous épargner nous-mêmes...
Donc, comme dit notre maître à tous, Almak, qui aime bien, châtie bien...
En conséquence, chers amis, installez-vous confortablement. La représentation commence... Mise en route du projecteur... Extinction des feux...
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CENTORI LTD PRODUCTION ©
En association avec
BAZOOKA LTD PRODUCTION ©
PRESENTENT
BATAILLE RANGEE
En ce soir d';été, le soleil achevait doucement de se
coucher et les dernières lueurs éclairaient encore le
sommet des collines de Sunnydale.
Quelques étoiles faisaient leur apparition annonçant
l';arrivée imminente de la nuit.
Dans la forêt de Blackwood à quelques centaines de
mètres des maisons des beaux quartiers de la ville, la nuit avait
déjà repris ses droits et les créatures des ombres
commençaient à s';éveiller et à sortir de
leur repaire.
Tapie dans l';ombre d';un arbre et accroupie près du tronc, le
caressant presque, quelqu';un semblait aux aguets, et tentant de percer
l';obscurité. On ne distinguait pas les traits de cet intrus, dans
cette atmosphère de ténèbres. Il était en
effet habillé d';un survêtement entièrement noir afin
de se fondre dans l';obscurité, et une capuche cachait ses traits.
Petit à petit, la nuit s';installant, la forêt se fit
totalement silencieuse, ses habitants diurnes ayant tous regagné
leurs quartiers.
Soudain un petit craquement retentit et n';échappa nullement
à l';espion. L';intrus se retourna vivement pour mieux
appréhender l';origine du bruit.
Ayant sans aucun doute détecté la présence de
quelque chose non loin de là, l';intrus se leva d';un bond et
partit en courant à la recherche de ce qui avait pu provoquer ce
bruit inhabituel dans une forêt.
Dans sa course l';intrus enleva sa capuche afin de mieux voir les
obstacles et de ne pas être gêné dans ses mouvements,
libérant du même coup une cascade de cheveux blonds, la
tueuse était en chasse, et les démons ou autres vampires
ne pourraient lui échapper.
La course poursuite s';engagea, la tueuse était visiblement en
pleine forme et malgré l';obscurité, elle virevoltait entre
les arbres, évitant souches, branches et racines avec une
précision sans faille. On ne distinguait pas encore la cible de
la tueuse, mais Buffy semblait décidée à mettre fin
aux activités d';un monstre habitant de la forêt.
Le terrain était mouvementé, dans sa course la tueuse dut
descendre plusieurs ravines et éviter quelques arbres
tombés en travers de son chemin. On commençait à
entendre le souffle rauque du démon qui fuyait comme une
bête traquée, la tueuse gagnait mètre après
mètre, sûre de son fait.
Après plusieurs centaines de mètres de poursuite, la
tueuse aperçut enfin ses potentielles victimes, deux
démons verts dont l';aspect ne semblait pas très engageant.
Les démons paniqués ne tentèrent même pas de
profiter de leur avantage numérique, et se
séparèrent, Buffy suivit le plus gros qui semblait se
diriger vers les profondeurs de la forêt, espérant sans
doute qu';il la conduirait à un nid plus important.
La poursuite semblait s';achever, Buffy n';était plus qu';à
une vingtaine de mètres du démon, l';on pouvait lire la
panique sur le visage du démon qui, d';évidence, ne se
sentait pas le courage de faire face à la tueuse, et savait qu';il
n';avait sans doute plus que quelques minutes, sinon secondes, à
vivre.
Alors même que la poursuite s';achevait, la tueuse étant
presque à portée de sa victime, un énorme
sifflement se fit entendre, quelque chose vint se ficher dans le dos du
démon et celui-ci explosa instantanément, couvrant la
tueuse d';entrailles et de sang démoniaque. Du démon il ne
restait plus que quelques morceaux fumants éparpillés
çà et là.
Un « wouahh quel tir » retentit dans la forêt !
GENERIQUE
Le matin, Buffy déambule rapidement dans les rues de
Sunnydale, habillée d';une petite robe blanche courte et moulante
qui met en valeur ses formes de jeune fille, les passants,
illuminés par sa beauté, se retournent sur son passage.
Mais la tueuse, ce matin d';été, n';est pas d';humeur
badine, et elle se dirige rapidement vers l';université, en chemin
elle rencontre Willow et Tara qui bras-dessus, bras-dessous, se
promènent tranquillement, profitant de la fraîcheur de
l';été.
- Hello, les amies
- Eh Buffy, belle journée.
Tara, un peu timide, se contenta comme à son habitude de baisser
les yeux et regarder au loin.
- Venez, on va voir Riley, celui-la il va m';entendre
- Qu';est-ce qui se passe ? Il t';a posé un lapin.
- Oh, non, c';est bien plus simple que cela, ils m';ont tiré
dessus au lance-roquettes, dit Buffy visiblement très
énervée.
- Quoi, s';exclama Tara que cette avalanche de violence venait de sortir
de sa torpeur.
- C';est très simple, expliqua Buffy en mêlant les gestes
à la parole, je poursuivais un démon et je me suis fait
tirer dessus, enfin le démon, et il a explosé !
- Ils sont devenus fous, les copains de Riley, s';exclama Tara.
- Après le massacre de l';autre jour ils sont devenus un peu
nerveux on dirait, précisa Willow.
- Un peu trop à mon goût, tu veux dire, ajouta Buffy
excédée.
- Bon on y va, ils vont voir de quel bois on se chauffe, on ne tire pas
sur la tueuse impunément, ajouta Willow avec une petite moue
décidée.
Les trois amies reprirent leur chemin en direction de
l';université tout en papotant.
Les trois amies découvrirent un campus fort peu
fréquenté en cette période de l';année, les
parcs semblaient déserts, marquant leur inutilité en cette
période estivale. Riley et les autres soldats de l';initiative
habitaient néanmoins sur le campus, même
l';été, sorte d';ultimes gardiens de ce sanctuaire
dédié à la connaissance.
Buffy se dirige d';un pas sûr et décidé vers la
maison des soldats de The Initiative, sachant pourtant en
elle-même qu';elle ne pourrait sans doute pénétrer
dans les lieux.
La tueuse ne réussit pas même à faire un pas en
direction de son objectif, le soldat de faction derrière la porte
lui interdit bien vite l';entrée des lieux, lui signifiant par
là-même son exclusion définitive des locaux de
l';Initiative.
- Je dois voir Riley, dit Buffy d';un ton qui ne laissait planer aucun
doute sur sa mauvaise humeur.
- Je ne suis pas habilité à vous laisser passer,
mademoiselle.
- Il y a quelques jours, nous vous sauvions la vie et voilà le
résultat, commenta Willow.
- J';ai des ordres.
- Je n';obéis à aucun ordre, répliqua Buffy,
prête à expédier une manchette au soldat, afin de se
frayer un passage.
Graham, habillé d';un treillis vert et d';un pull tout aussi
kaki, fait alors son apparition au côté du soldat.
- Un problème ?
- Votre garde-malade nous empêche de passer.
- Il est payé pour cela, jeune fille, lui répliqua
Graham.
- Je dois voir Riley, lui dit Buffy d';un air menaçant.
Le soldat sentant la menace se crispe alors sur son arme, prêt
à tout ; l';homme, en soldat bien entraîné, avait
réagi à la seconde.
- Repos soldat, lui intima Graham.
- Je répète ma demande, coupa Buffy.
- Oui, on nous doit des explications, ajouta Willow.
- Vous êtes sur une zone militaire, jeunes filles, je vous
conseille de ne pas insister, répliqua Graham, d'; un ton qui ne
laissait planer aucun doute sur ses intentions.
- Bon écoute, faites ce que vous voulez dans votre coin, mais
tout ce que je demande c';est de ne pas me faire tirer dessus au Bazooka
quand je chasse, c';est bien clair.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Oui bien sûr, fais l';innocent, c';est bien certain, vous avez
libéré des centaines de démons, alors maintenant,
vous utilisez la manière forte pour réparer les
dégâts, mais moi je me retrouve au milieu et.....
- Et je répète que nous n';avons lancé aucune
opération ces derniers jours.
- C';est cela, intervint Willow, le bazooka, c';était des martiens
qui jouaient à leur jeu favori, saute-démon !
- Je ne vois même pas pourquoi, je vous réponds, Graham se
retourna vers le soldat, Soldat raccompagnez ces demoiselles à
l';extérieur et assurez-vous qu';elles quittent le
périmètre.
- Oui lieutenant, acquiesça l';homme.
Le soldat indiqua aux trois filles la direction de la sortie,
celles-ci, souhaitant éviter l';esclandre, ne firent pas de
difficultés.
Après avoir marché quelques instants dans le parc et
ne sachant que penser de leur entrevue avec les hommes de l';Initiative.
- Il m';a semblé sincère, dit Tara.
- Qui ? demanda Willow.
- Graham, je n';ai ressenti aucune angoisse ni tension.
- Et pourtant il mentait, ajoutait Buffy.
- Je dirais plutôt qu';il nous a caché quelque chose,
précisa Tara.
- Comme d';habitude avec eux, ils jouent aux cow-boys et qui doit
réparer les dégâts, c';est Buffy, ajouta
l';intéressée.
La nuit de nouveau enveloppe Sunnydale de son manteau, l';enserrant
d';une étreinte implacable pour quelques heures.
Buffy, Alex et Riley patrouillent dans les alentours de Sunnydale,
arpentant les bois, et recherchant dans tous les coins sombres,
prêts à débusquer les démons et vampires
tapis dans l';ombre.
Les trois amis parlent de choses et d';autres tout en réalisant
leur mission, vitale pour la survie des citoyens de la ville.
- Je n';y crois pas, s';exclame Alex, ces types de l';Initiative ne nous
auraient même pas remerciés, hein.
- Ce n';est pas le style de l';armée de reconnaître ses
erreurs, justifia Riley.
- C';est vrai, pensez-donc, l';armée américaine a voulu
faire le travail d';une fille de 19 ans, alors reconnaître qu';elle
s';est plantée !
Soudain une explosion retentit dans la forêt, et une boule de feu
jaillit au-dessus des arbres.
- On dirait qu';ils veulent revenir à des techniques plus
primitives, nota Alex.
- Je ne suis pas certaine que cela me plairait, une guerre totale
contre les monstres ce n';est sûrement pas la solution non plus,
objecta Buffy.
Pendant ce temps, Riley s';était précipité en
direction de l';explosion, Buffy et Alex firent de même,
s';enfonçant plus profondément dans la forêt et
s';exposant sans aucun doute aux forces les plus primaires tapies dans
les ravines les plus secrètes.
Buffy avait eu vite fait de rattraper et dépasser Riley qui
souffrait encore de ses blessures datant de l';affrontement contre ADAM ;
Buffy se dirigeait rapidement dans la direction présumée
de la bataille, se fiant à son ouïe, les échos des
affrontements se faisant maintenant entendre.
Des bruits de mitrailleuse et de balles éclatant contre les
écorces des arbres, emplissaient la forêt de
détonations assourdissantes ; à intervalle
régulier, des explosions énormes retentissaient et
étaient marquées par des gerbes de feu qui embrasaient le
ciel d';un rouge flamboyant.
Dans la nuit quelqu';un hurla :
- On décroche.
Buffy arriva alors même que deux véhicules militaires
quittaient les lieux, elle tenta de les rattraper sur quelques
mètres, mais après une course effrénée, les
véhicules ayant trop de vitesse, elle dut renoncer.
Quelques secondes plus tard, Alex et Riley arrivèrent enfin dans
la zone de combat et constatèrent avec stupeur que la forêt
était en feu, les arbres avaient été mutilés
par les armes des soldats, des branches et lambeaux d';écorce
gisaient à terre de tout côté, des arbres fumaient
ou étaient en feu, alors même qu';aucun éclair
n';était tombé dans la région depuis des jours,
comme s';ils avaient pris feu de l';intérieur.
Des gémissements inhumains montaient des fourrés, des
monstres agonisaient dans la forêt, brûlés au
troisième degré ou criblés de balles.
Buffy, Riley et Alex regardaient ce paysage de désolation avec
stupeur.
- Ils sont devenus fous, dit Riley dans un souffle.
- Qui sème le vent récolte la tempête, ajouta Alex.
Pendant ce temps chez Willow, Tara commentait les derniers
événements :
- Je ne comprends pas cette histoire de lance-roquettes.
- Et moi, je suis très inquiète pour Buffy, je ne l';ai
jamais vue aussi à cran. Tu ne crois pas qu';on pourrait faire
quelque chose ?
- Non, pas dans l';immédiat, des armes, ça n';a rien de
démoniaque, la sorcellerie n';aidera pas. Il vaudrait mieux qu';on
fasse un truc relaxant...
Willow lui coula un regard langoureux. Tara se mit à rire :
« Non, pas ça, enfin... Je voulais dire un sort pour nous
délasser. »
Willow répondit qu';on avait trop négligé cette
pauvre Amy qui était toujours en train de tourner dans sa cage et
maintenant qu';elles étaient toutes deux de puissantes
sorcières, serait-ce possible de lui redonner forme humaine ?
Les deux jeunes filles s';installèrent sur le tapis et
apportèrent le petit rat près d';elle ainsi que des livres
d';incantations et une poudre verte.
Elles commencèrent à dire d';un ton chantant, tandis
qu';une brume s';élevait dans la pièce :
- Hécate nous t';implorons. Hécate souviens-toi de nous. Tout le règne animal doit rester à l';animal. Ce qui est humain redeviendra humain. Que l';ordre soit rétabli et Amy ramenée !
Soudain un coup de tonnerre éclata dans la pièce,
accompagné d';énormes éclairs orangés qui
traversaient les lieux à toute vitesse, se précipitant sur
tous les objets électriques en fonctionnement et les
détruisant dans un vrombissement infernal. Tara et Willow furent
obligées de se cacher derrière le canapé tandis que
BBBBBZZZZZZ plus de jolie lampe de chevet bleue, VVVVVRRRRR, plus de
téléviseur, POOOOOOOOOWWWWWW plus aucun lustre dans la
pièce....
Silence total. Le noir complet. Les deux jeunes filles se redressent,
un peu effrayées.
- Je ne comprends pas, dit Willow, non seulement le sort n';a pas
marché mais... qu';est-ce que c';est que ce truc orange ?
- Attends ! Tu as remarqué ? Uniquement les appareils
électriques sous tension ont été touchés, et
uniquement ceux qui contiennent du verre. Le portable !
- Il n';est pas allumé, rien ne l';a abîmé, Tara.
- Mais il aurait été en première ligne...
Willow essaya alors de téléphoner à Buffy pour la
prévenir mais elle ne trouva personne chez elle. De guerre lasse,
épuisée, elle s';effondra sur son lit où Tara
ronflait déjà depuis cinq minutes.
Le matin, la vie a repris ses droits, une belle lumière
d';été envahit la chambre de Buffy, illuminant son visage.
Buffy est encore blottie au fond de son lit, tout
ébouriffée, elle se passe la main dans les cheveux afin de
constater l';ampleur des dégâts, détectant des noeuds
; se lit sur son visage une certaine lassitude devant la tache qui
l';attend. Elle reprend lentement conscience, émergeant doucement
d';un sommeil profond.
Joyce, sans frapper, entre en trombe dans la chambre de Buffy, et lui
tend le journal :
- Tu as vu, les copains de Riley ont tout fait sauter hier soir.
- ';Jour maman, dit Buffy en se passant les mains sur le visage pour
achever de se réveiller.
- Tu pourrais en discuter avec lui, lui faire comprendre que tuer les
démons c';est très bien, mais mettre tout le pays à
feu et à sang, ce n';est pas convenable.
- Tu disais ?
- Eh bien, regarde le journal, des explosions ont retenti dans l';ouest
de Sunnydale, tu sais dans ces ravines abruptes.
- Mais il n';y a rien là-bas, dit une Buffy maintenant
réveillée et assise dans son lit.
- Et pourtant, des témoins disent avoir entendu des bruits
d';armes automatiques et des explosions très violentes !
- Il faut que je voie Giles et Riley au plus vite, si cela continue ils
vont faire sauter toute la ville, dit Buffy maintenant levée.
- Pour une fois ma chérie, je ne serais pas mécontente
que tu puisses intervenir, mais fais bien attention quand même,
ces gens ont l';air très dangereux.
- Pas autant que moi, releva Buffy d';un air sinistre.
Buffy se précipite à l';appartement de l';Observateur et
tombe en chemin sur Willow et Tara qui lui racontent l';incident de la
veille. Buffy, au début, ne remarque rien d';alarmant :
- Ce ne serait pas la première fois qu';un de tes sorts tourne
mal Willow, commente-t-elle en fronçant les sourcils.
- Mais non, je t';assure, rien que de très classique, et
d';habitude ça ne fait pas intervenir d';électricité
!
- Tu sais, Willow, je suis beaucoup plus inquiète de ces
mouvements militaires clandestins dans les bois.
Chez Giles, Alex et Anya sont déjà installés,
fouillant dans les livres de démonologie. Giles se lève
à l';entrée de Buffy.
- Buffy ? Nous cherchons des informations. Il semblerait, ahem, que
beaucoup de démons aient été horriblement
mutilés ces derniers soirs. Et comme tu t';entraînais
ici.... Seraient-ce Riley et ses amis ?
- Non, pas du tout, justement. Ce qui me fait du souci, c';est qu';ils
nous cachent quelque chose. De plus, ce groupe clandestin armé
à l';air très dangereux et totalement
incontrôlé. Des passants ont rapporté de nombreuses
explosions aussi... Et ils sont sur mon territoire ! hurla-t-elle,
furieuse.
- Giles, ce n';est pas tout, ajouta Willow... Et elle et Tara
l';informèrent de ce qui était arrivé à leur
incantation anodine.
Anya haussa un sourcil.
- Des éclairs oranges ? Des appareils sous tension ? J';ai
déjà vu ça il y a 30 ans... ça me dit
quelque chose, attendez... OUI ! reprit-elle, bien sûr... à
cette époque je devais exercer une vengeance sur un militaire
américain. Il avait largué cette jolie blonde d';une
façon tout à fait indescriptible, et je m';apprêtais
à pratiquer une incantation castratrice...
Alex faillit tomber de sa chaise.
- Tu fais ça AUSSI ? cria-t-il, subitement inquiet, le visage
blafard.
- Ben oui, quoi, j';étais un démon vengeur, je me
vengeais... Je suis humaine maintenant, comprendo ? , ajouta Anya d';un
air désespéré. Bon laisse-moi finir maintenant. Ces
types venaient d';inventer les ordinateurs, ce n';était pas encore
très au point et il y a eu un problème d';ondes, expliqua
Anya tout en joignant le geste à la parole pour soutenir son
propos. ... Si je me souviens bien, une porte dimensionnelle a
été créée par erreur, et on s';est
retrouvés entourés de Trolls, je n';ai pas pu finir mon
incantation à cause de ces empêcheurs, de ces sales
bêtes, berk, dit-elle avec un frisson de dégoût.
Giles prit aussitôt un air intéressé, ôta
ses lunettes brutalement.
- Tu essaies de nous expliquer, qu';il s';agirait encore d';un autre monde
qui subitement envahit Sunnydale... Voyons voir, ajouta-t-il tout en se
dirigeant vers sa bibliothèque, afin d';effectuer quelques
recherches.
- Ça ne va pas, les obus qui m';ont effleurée
étaient bien réels, dit Buffy, boudeuse.
- On ne met pas ta parole en doute Buffy, ajouta l';Observateur, mais il
faudrait parvenir à les renvoyer d';où ils viennent parce
que là, ils ne font que mettre la ville à feu et à
sang, quant à ta mission de tueuse, n';en parlons même pas.
Alex signala alors qu';un des livres traitait de l';intrusion de réalité parallèle induite par les effets de suggestion hypnotique sur des esprits violents et influençables. Tout le monde se précipita pour étudier le chapitre en question. Un croquis montrait une sorte de spirale neigeuse entourée d';éclairs oranges.
- C';est ça ! cria Tara en indiquant le dessin du doigt, c';est
exactement ce que j';ai vu hier.
- Le problème, commenta Giles, est de savoir ce qui a pu
déclencher un tel phénomène !
Dans les faubourgs de Sunnydale un vrombissement de moteur puissant
rugit, un véhicule militaire puissant se dirige vers la
forêt de Blackwood à toute allure. Il s';agit d';une de ces
jeeps de nouvelle génération, un Hummer, voiture
surpuissante, destinée au combat et au franchissement des
obstacles les plus imprévisibles.
Le conducteur de ce monstre ne ménage pas sa monture et prend
ses virages au maximum des possibilités de son engin, la
mitrailleuse installée à l';arrière du
véhicule étant ballottée en tout sens.
Soudain, à un carrefour, un deuxième véhicule de
type Jeep se précipite en direction du Hummer, le conducteur sans
ralentir, dans un hurlement de pneus et de freins, vient porter son
véhicule à la hauteur du Hummer. L';arrivée du
deuxième véhicule déclenche un hurlement chez les
occupants des deux Jeeps.
L';on ne distingue nullement les traits des passagers des deux
véhicules, les épaisses vitres fumées masquant
leurs traits aux passants.
Les deux Hummers, roulant à une vitesse folle, ne se souciant nullement des règles les plus élémentaires de sécurité ont vite fait de traverser la petite ville de Sunnydale, semant sur leur passage, la désolation à tous les carrefours, les accidents s';enchaînant et les conducteurs de vociférer en direction des fous du volant.
Arrivant dans la forêt de Blackwood, les deux véhicules
militaires se regroupent, en sort vivement un groupe de militaires
fortement armés.
Le conducteur du premier véhicule s';extrait de l';habitacle,
l';être, de type humanoïde est habillé d';un treillis
kaki semblable à ceux de The Initiative, mais il porte un casque,
sans blason, avec pour seule inscription Panzer. Les autres membres de
l';équipe portent la même tenue, tous avec un nom de code
sur leur Casque.
Le groupe semble puissamment armé, une jeune femme à la
longue chevelure blonde s';extrait du véhicule, tous la regardent
avec une certaine envie, caresser sa puissante kalachnikov, mais d';aucun
de l';approcher, de peur d';attiser sa colère.
- Lieutenant Mokuji, rapport, dit le conducteur du Hummer.
- Lieutenant, nos Hommes sont prêts au combat.
- Caporal Busybee, vous serez chef d';équipe ce soir, mais bon
dieu, faites moins de bruit.
Le lieutenant Panzer s';adressait à une des femmes de
l';équipe, elle portait un Bazooka énorme qui semblait plus
grand qu';elle, mais personne ne semblait s';en étonner et ne se
serait risqué à lui faire une quelconque remarque, son
tableau de chasse gravé sur le tube de son arme en dissuadait
plus d';un.
- Lieutenant, les démons d';hier soir, n';ont pas eu l';air de se
plaindre du bruit.
Un éclat de rire accompagna cette déclaration.
Les lieutenants Panzer et Mokuji, se placèrent au centre du
cercle formé par les soldats. Ils avaient à leur service
un petit groupe de soldats composé d';une dizaine d';hommes et
femmes arborant tous un air décidé et implacable, leurs
armes étaient parfaitement entretenues et tout leur
équipement respirait le professionnalisme.
- Opérateur Cube, rapport d';activité, demanda le
lieutenant Mokuji.
- Lieutenant, je détecte une forte activité, mais ces
saletés de démons doivent utiliser des brouilleurs de type
Polaris, ça me brouille mes scripts !
- Débrouillez-vous pour régler ce problème, je
veux un rapport exhaustif dans deux minutes.
- Très bien, dit le Panzer, ce soir, nous allons opérer
en deux groupes, Shangor, Armony, Sebb, Steven, Armelle et Laurena avec
le lieutenant Mokuji, les autres avec moi.
- Lieutenant je m';excuse mais le Caporal Shangor ne semble pas
être en état de combattre, exposa le soldat Vero, qui
continuait de triturer sa kalachnikov, n';en pouvant visiblement plus
d';attendre de passer à l';action.
En effet le caporal Shangor était juché sur le toit d';un
Hummer, il se tenait la tête entre ses mains et il se
balançait de gauche à droite, et il tapait fortement du
pied sur le capot de la Jeep.
- Hum, je vois, Enlevez-lui cette sacrée Radio, il va devenir
fou s';il continue à l';écouter 24 heures sur 24.
Le soldat Vero n';eut pas le temps de s';approcher du Hummer pour calmer
le Caporal Shangor. Ce dernier se redressa d';un coup, brandissant sa
mitraillette et hurla « I';m so excited that I just can't hide it
»...
Les chefs de groupe, pressentant une catastrophe, se
précipitèrent en direction du soldat qui perdait
totalement la raison.
Mais la folie s';était emparée de son esprit et il
continua à hurler : « I want to lose control and I think I
like it » le soldat Shangor avait les yeux presque
révulsés et toute raison l';ayant abandonné, il se
rua en direction de la forêt.
Quelques secondes plus tard, des crépitements de mitraillette
retentirent, puis des hurlements inhumains.
- On dirait que nos amis les démons ont trouvé à
qui parler, commenta le caporal Busybee.
- Exact, et il est temps pour nous d';aller leur donner une bonne
leçon, approuva cyniquement le lieutenant Mokuji.
- Soldat Cube, rapport Radar.
- Chef, j';ai plusieurs échos sur mon scope.
- Descriptif ennemi ?
- J';ai des démons de classe Spoiler, et BIN, ainsi que quelques
hostiles de type Newbie ils ne devraient pas poser trop de
problème.
- Les crétins ! commenta le soldat Laurena, ils auraient
dû lire la FAQ. Ils sauraient que ce territoire est le
nôtre.
- Ces démons Spoilers ils me foutent la chair de poule, rien de
tel pour te gâcher ta soirée, on devrait les brûler,
commenta le soldat Sebb.
- Exact, soldat, et nous devons protéger notre bien, vous savez
comment procéder, et pas de quartier pour les Newbies, ces
saletés doivent savoir à qui ils ont affaire.
Soudain un petit rire surgit derrière le groupe de soldats,
tous se retournèrent d';un bond, la main sur leurs armes,
prêts à faire passer de vie à trépas ce
démon qui se moquait d';eux !
Mais ce n';était qu';un soldat qui assis sur une souche lisait une
revue !
- Soldat Carlos, on peut savoir ce que vous faites !
- Je lis lieutenant, répondit impertinemment le fautif.
- Donnez-moi ça immédiatement, ce n';est vraiment pas le
moment, dit le lieutenant Panzer en arrachant le magazine à son
propriétaire.
- Voyons voir ça, reprit-il, « Willow souriait, elle avait
les joues en feu, et les tétons dressés, Alex était
en elle depuis quelques minutes, et elle sentait que sous ses coups de
boutoir puissants, elle allait jouir. »
- Assez, hurla le soldat Laurena, le sexe est interdit ici !
- Oui, répondirent en choeur tous les soldats, on change de
Channel, et comme un seul homme ils tournèrent un commutateur de
leur système de communication.
- Vous avez raison, soldat Laurena, reprit le lieutenant Panzer, je
vous confisque ce magazine grivois, soldat Carlos.
Le lieutenant Panzer arborait un petit sourire sardonique, il pensa
pour lui-même qu';il lirait ce magazine qui avait l';air fort
sympathique dans sa tente, après la bagarre.
- Très bien messieurs, reprit le lieutenant Mokuji, il est temps de passer à l';action, vous connaissez le plan et votre mission, bonne chance à tous.
Les soldats s';égayèrent dans la forêt par petits groupes. Le lieutenant Panzer pour sa part, remonta dans son Hummer et par on ne sait trop quel miracle, le Véhicule tel un robtech se transforma en un char de type Panzer au blindage et à l';armement impressionnant. Le canon du char pouvait envoyer des obus de 75 à 15 kilomètres, avec un tel outil, les Newbies n';avaient aucune chance. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres, les mitrailleuses puissantes du char commencèrent à parler, criblant les démons de balles avec une telle puissance que les corps des créatures de l';ombre explosaient littéralement sous les impacts.
Les soldats avançaient vivement dans la forêt par
groupes de deux, s';enfonçant plus avant dans les
ténèbres et le domaine des démons et autres
créatures démoniaques.
Le Caporal Busybee était partie en chasse, accompagnée du
soldat Vero, elles se déplaçaient à la vitesse de
l';éclair, le bazooka ne semblait peser qu';une plume,
l';entraînement des dernières semaines avait payé et
le caporal semblait au mieux de sa forme.
Les deux soldats tombèrent soudain sur un nid de démons
Spoiler, ces horreurs cornues et dégoulinantes de bave ne
comprirent pas ce qui leur arriva, un déluge de fer et de feu
s';abattit sur elles tel un ouragan, balayant toute vie sur son passage.
En quelques secondes, il ne resta plus qu';un amas de chair
calcinée et fumante. Les deux Femmes restèrent quelques
instants, la main sur leurs armes à regarder les flammes
lécher les restes de leurs victimes, puis reprises par leurs
instincts sanguinaires se jetèrent de nouveau dans la bataille.
Le Nirvigie réfractaire à toute hiérarchie
évoluait en solo, leur chef l';avait à de nombreuses
reprises mise en garde contre un tel comportement, mettant en danger
leur vie, mais aussi celle de tout le groupe. Mais ce soldat
était parmi les plus efficaces du groupe et on ne prend pas le
risque de se passer d';un tel élément lorsque la situation
est aussi désespérée.
Nirvigie faisait partie de ces mercenaires qui ne travaillent
qu';à l';ancienne, avec des armes d';un autre âge, mais
parfois d';une efficacité redoutable. La mercenaire n';était
armée que d';une arbalète à
répétition, l';arme contenait un chargeur contenant 5
carreaux, ce qui pour un tireur hors pair était plus que
suffisant pour mettre hors de combat n';importe quel ennemi.
Le soldat, avançait dans l';obscurité traquant ses proies
avec patience, elle était tapie dans l';ombre, se fondant dans la
nuit, les démons et autres hostiles ne pouvaient la
détecter dans cette atmosphère de violence et d';explosions
assourdissantes.
Avec un mouvement empreint d';une certaine grâce, Nirvigie
empoigne son arme, un carreau était déjà
engagé, elle rapproche l';arme de son visage, et avec une
application confinant à l';entraînement, vise le noir
insondable des fourrés alentour, quelques secondes
s';écoulent, l';ennemi encore invisible aux yeux de tous, se
rapproche de son bourreau, un rictus de plaisir commence à
déformer le visage du soldat qui sait déjà que son
tableau de chasse s';ornera d';ici quelques secondes d';une tête de
plus.
Le soldat approche doucement son doigt de la gâchette de l';arme,
puis enfin appuie sur la détente, le carreau, à la vitesse
de l';éclair, ne manque pas sa cible et vient frapper en plein oeil
un démon de classe BIN qui rodait à quelques dizaines de
mètres de là. Le soldat Nirvigie sachant avoir fait
mouche, sort de sa cachette en trombe, se ruant vers sa victime qui,
aveuglée par la flèche, titube de douleur, essayant sans
succès d';arracher ce pieu qui lui vrille la tête.
Nirvigie, arrivant sur le démon, lui assène un coup de
pied terrible en plein torse, la créature démoniaque est
projetée sur un tronc d';arbre qui était juste
derrière elle. Ce coup puissant laisse le démon à
terre, la respiration coupée.
Le soldat, avec un certain sadisme, se penche sur le démon et
s';accroupit sur son torse l';enfonçant encore un peu plus et lui
brisant quelques cotes en même temps.
Nirvigie empoigne le carreau d';une main, le démon comprenant que
sa dernière heure est arrivée, mais se sentant impuissant,
bave de terreur ; dans son unique oeil encore valide le soldat lit la
peur et semble s';en délecter.
Le soldat tout en regardant dans l';oeil le démon, enfonce encore
plus profondément le carreau, transperçant la boite
crânienne du monstre, fouaillant son cerveau, puis avec une
technique d';expert, retire le carreau d';un coup sec, extrayant du
même coup le globe oculaire du démon. Le soldat observa
avec attention son trophée, puis ouvrit un petit sac qui pendait
à son coté et fit doucement glisser l';oeil du démon
à l';intérieur et dit simplement avec un air sinistre:
« au suivant » et se releva d';un bond, prête
à en découdre avec tout ennemi qui voudrait bien passer
à portée de son arbalète.
Le groupe du lieutenant Mokuji, pour sa part, resta plus
soudé, les soldats Laurena, Armony, Sebb, Steven, et Armelle
avançaient prudemment dans la forêt, scrutant le moindre
recoin d';ombre à la recherche de cibles potentielles.
Les soldats étaient concentrés et progressaient
rapidement, abattant implacablement tous les démons qui avaient
le malheur d';être à portée de Tir.
Soudain les soldats entendirent, une sorte de déclaration, comme
un discours, adressé dans la nuit à la seule attention des
arbres.
Le lieutenant Mokuji, suivi comme son ombre par le soldat Armelle se
rapprochait à pas de loup de l';origine de ces bruits
étranges en serrant son arme comme des amants dans une
étreinte, prêt à mettre fin aux jours des
démons ou autres goules qui devaient sans nul doute infester les
alentours.
Mais à leur grande surprise, plus ils avançaient, plus
ils comprenaient les mots qui de premier abord leur avaient
semblé d';origine inhumaine. Deux soldats s';adressaient à
une forme tapie dans l';obscurité.
- Ces démons n';ont aucune finesse, dit le premier soldat.
- En effet, mais il faut comprendre que ce n';est pas leur nature, et en
réalité, sont-ils réellement, précise le
second.
De plus en plus intrigués, le lieutenant, Mokuji et le soldat
Armelle, se rapprochèrent des deux soldats qui discutaient.
- Tu as raison mon ami, l'être est en effet, et le néant
n'est pas, ajoute le soldat à l';intention du démon, Car
sont la même chose le penser et l'être, finit-il.
- Effectivement, Tout passe et rien ne demeure, Car on ne peut entrer
deux fois dans le même fleuve, ajouta le deuxième soldat.
Le lieutenant Mokuji assisté du soldat Armelle, s';approcha des
deux hommes.
- Vous êtes au courant de ce qui se passe les gars ??
Les deux soldats se retournèrent vers leur lieutenant. Les
soldats Redyan et Vendha n';en menaient pas large.
- Chef nous devisions, osa commenter le soldat Redyan.
- Vous êtes au courant que c';est la guerre ici ! , hurla le
lieutenant.
Le soldat Armelle, vigilante, la mitraillette calée sur ses
hanches, surveillait les alentours, vérifiant qu';aucun
démon ne tentait de les surprendre en ces instants critiques.
- Chef ce n';est pas une raison, pour oublier de s';instruire, objecta le
soldat Vendha.
- Oui, eh bien ce n';est pas une raison pour essayer d';instruire ces
animaux, commenta le lieutenant, tout en tuant le démon d';une
balle en plein front, l';école est finie, messieurs, une guerre
vous attend !
Quelques minutes plus tard, les démons de classe Spoiler et
BIN ainsi que les hostiles de type Newbie n';étaient plus qu';un
mauvais souvenir, les soldats se rassemblaient dans une
clairière, se racontant leurs exploits et marquant leur casque
d';encoches afin d';exposer au monde leur tableau de chasse
impressionnant, chaque soldat se plaisait à raconter à ses
collègues ses exploits et des éclats de rire ponctuaient
chaque histoire.
Les soldats avaient bien besoin de ces quelques moments de
détente, ils étaient couverts de sang, et de lambeaux de
chairs calcinés, mais leur mission était un succès
complet, les habitants de Sunnydale pouvaient compter sur leur
vigilance.
Soudain un Hurlement inhumain retentit dans la forêt, les soldats
instinctivement posèrent tous la main sur leurs armes,
s';apprêtant à repartir au combat.
- Reprenez-vos armes, je veux un rapport complet immédiatement,
hurla le lieutenant Panzer.
- Chef, dit le soldat Vendha, le soldat Almak est porté
manquant, sinon tout le monde est rentré.
- Alors nous n';avons plus qu';à attendre quelques minutes, le
soldat Almak n';est jamais pressé de rentrer à la base,
dit, avec un certain sourire cynique, le lieutenant Panzer.
Effectivement, au plus profond de la forêt de Blackwood, le
soldat Almak traquait encore les derniers démons qui avaient
réussi à survivre à l';assaut des forces
spéciales des lieutenants Panzer et Mokuji.
Le Soldat Almak avait capturé une des ces créatures de
l';ombre, cornue et prête à tout pour éventrer un
humain. Mais ce soir, la bête n';était pas celle que l';on
attendait, le démon était attaché par des
chaînes et suspendu entre 2 arbres. Il pendait lamentablement
à près d';un mètre de hauteur, le soldat Almak,
jouant avec son couteau, se délectait de la peur qu';il lisait sur
tout l';être démoniaque. Ce soir la terreur avait
changé de camp, et tout en jouant avec son couteau de combat, le
soldat imaginait les tortures les plus abominables devant faire sembler
paisibles les supplices de l';enfer.
Dans un éclair, le soldat éventra le démon qui se
remit à hurler mais cette fois de douleur, le soldat avait bien
pris soin de ne pas toucher les organes vitaux du démon et
passé la première douleur, le démon put constater
de visu que ses entrailles puantes commençaient à
s';écouler naturellement de son corps.
Almak, satisfait des dégâts infligés au
démon, regardait celui-ci se vider lentement de sa vie, mais sur
son visage se lisait comme une sorte de déception, les
souffrances du démon ne devaient sans doute pas lui sembler
suffisantes. Le soldat enleva son paquetage et en sortit un petit sac
blanc, avant de défaire minutieusement son attache.
- Je te condamne aux mines de sel, dit simplement le soldat, tout en
versant le contenu du sac dans les entrailles du démon.
Le sel soumis au milieu humide purulent de l';intérieur du corps
du démon, se dissout rapidement et commença à
brûler lentement les chairs, exsudant une odeur pestilentielle,
rien ne pourrait arrêter son office.
- Tes souffrances ne seront pas éternelles, expliqua le soldat
au démon qui hurlait à la mort, mais tu auras connu
l';enfer créé par les hommes.
Le soldat sans plus un mot se retourna, et s';en fut, laissant le
démon seul hurler à la lune, après quelques minutes
de marche seul dans la nuit il devait rejoindre ses coéquipiers
qui tous, ayant compris la nature du châtiment que le démon
devait encore subir à cette heure, regardaient le soldat Almak
certains avec admiration, d';autres avec une certaine méfiance,
se demandant secrètement ce qui pouvait pousser cet homme
à une telle cruauté.