
RESUME : Tous les 300 ans, le diable vient sur terre pour
essayer d'enfanter une femme. Il a aujourd'hui décidé de
s'installer dans la bonne vieille ville de Sunnydale. Buffy et ses amis
vont essayer de l'en empêcher.
AVERTISSEMENT : Attention, ce texte contient des scènes
érotiques pouvant heurter la sensibilité de certaines
personnes. Elle est classée en NC-17
C'était un beau jour de printemps à Sunnydale. Des bourgeons à peine éclos décoraient les arbres, le soleil faisait une vraie apparition. Tellement vraie d'ailleurs, que les filles portaient de plus en plus souvent des minijupes ainsi que de légères chemises qui laissaient dévoiler soit un beau décolleté, soit un joli ventre. Soit les deux.
Ainsi vagabondaient les pensées d'Alex. Ses pensées
étaient toujours tournées vers les filles... et vers
l'amour. L'amour sans un grand A, l'amour physique, tout simplement Ce
n'était pas qu'il ne cherchait pas l'amour, non , simplement
à son âge tous les garçons ne pensent qu'à
une bonne partie de jambes en l'air. Et lui était toujours
puceau. D'ailleurs, ça lui rappelait une émission de radio
qui laissait la parole aux auditeurs. Hier soir, Alex avait
écouté une fille raconter son fantasme le plus fou : faire
l'amour avec un parfait inconnu. Elle avait même décrit
cette relation avec force détails, ce qui n'avait fait
qu'ajouter au désir constant d'Alex.
Il en était là dans ses réflexions quand il se
rendit compte qu'il était seul dehors, devant le lycée.
- Et m.... ! Je vais encore arriver en retard en cours !
La matinée s'acheva lentement, mais sans qu'Alex ne s'en rende compte. Mais ça, c'était plutôt grâce à ses pensées coquines.
- Il faut que je me calme. Faut vraiment que je me calme.
Mais c'était plutôt dur étant donné la saison et le nombre de filles au mètre carré. A midi, Alex rejoignit Willow, Buffy et Giles à la bibliothèque.
- Oh non ! gémit alors Alex.
Pour ce qui était de Willow, il n'y avait vraiment rien à dire, mais Buffy portait encore une de ces jupes qui avaient le don de réveiller les pulsions de n'importe quel animal de sexe masculin. Alex se dit qu'elle devait aussi exciter des femmes, celles qui préfèrent les femmes. Aussitôt, son esprit fit le lien avec un film qu'il avait vu récemment mettant en scène, avec de gros plans plutôt agréables, deux femmes se caressant l'intérieur des cuisses, et remontant lentement, lentement. Une partie d'Alex déjà réveillée depuis un moment se manifesta plus fort.
« Du calme, du calme, du calme », se dit alors Alex intérieurement. « Il faut que je me calme ».
- Alors, comment ça va les minettes («des minettes, des chattes, des ... ») ?
- Ça va apparemment mieux que toi. Tu n'as rien écouté du cours de M. Carler tout à l'heure. Tu as mal dormi cette nuit ? demanda Willow, toujours très maternelle.
- Si, si..., J'écoutais... tout en rattrapant mon sommeil de la nuit dernière.
- Bon, coupa Buffy, c'est triste que tu n'aie pas bien dormi, mais on a un problème.
- Quel genre de problème ? Celui où il faut courir après des gros pas beaux la nuit ou un plus gros problème ?
- C'est le genre petit cornu rouge qui veut enfanter l'Antéchrist.
- Wouah ! Alors là, c'est du sérieux ! Et comment on fait pour le trouver, si c'est le diable ? On va pas pouvoir, il est rusé le malin. Le Malin.... O.K. Je me tais.
- D'autant plus qu'il prend forme humaine pour tromper l'oeil de la future mère... et de tous les autres aussi d'ailleurs, intervint Giles. Tous les 300 ans, il arrive à percer une brèche grâce à un sortilège qui n'est valable que tous les 300 ans, justement. Il s'en prend alors à la gent féminine jusqu'à ce qu'une femme lui conçoive un enfant. D'ailleurs, pour maximiser les chances, toutes les femmes ovulent ce jour-là. C'est pourquoi on a une sorte de baby boom tous les 300 ans à la même période.
- Oui, mais nous, on l'a déjà eu notre baby boom. C'était dans les années 60. Alors, c'est trop tard, dit Alex, toujours pas en panne de répartie.
- Non, répondit Giles calmement tout en roulant des yeux excédés. Ça, c'était un baby boom naturel.
- Ouais, dit Buffy pensive. Moi j'y crois pas à cette histoire de diable, finalement. D'abord, si le diable existe, alors Dieu aussi. Et jusque là, Dieu ne m'a pas donné de preuve de son existence.
- C'est quoi cette histoire ? C'est pas toi qui porte une croix peut-être ? commença Alex.
- Oui, mais c'est pas pareil. Je me bats contre des vampires qui craignent les croix et tout ce qui est à caractère religieux. J'y crois quand je me bats contre eux, mais c'est très fugitive comme sensation.
- Fugace, rectifia Willow. On dit fugace. Sinon, un fugitif c'est...
- Oui, bon O.K. J'ai compris, faut que je revoie mon français. Mais bon, toujours en ce qui concerne le diable, pourquoi il se fatigue à faire des petits tous les 300 ans ? Il en fait un pour prendre la relève, et quand il prend sa retraite, il passe le flambeau à sa progéniture.
- Peut-être que tous les 300 ans, une tueuse l'empêche d'avoir un enfant ? avança Willow.
- Bon, de toute façon, comment vous voulez qu'on trouve ce diable ? demanda Buffy. Il va atterrir à Sunnydale à cause de cette concentration maléfique, mais comment on va faire pour le reconnaître ? Après tout, y'a combien d'habitants à Sunnydale ? 3000 ? 4000 ?
- Et bien, si on prend en compte que le vieux Trary est mort en tuant sa famille, et que les O' Conney ont eu des quintuplés, et que....
- Willow, commença gentiment Giles, à combien en est-on exactement ?
- Exactement ? 5249 habitants, répondit-elle fière d'elle avec son sourire habituel.
- On ne va tout de même pas aller voir plus de 5000 personnes une à une ? s'affola Alex.
- En réalité, le diable ne... copule qu'avec de jeunes et jolies femmes.
- Jeunes comment ? demanda Alex.
- Ça va de la jeune fille qui vient juste d'avoir ses règles à une femme de 30 ans.
- Et vous appelez ça jeune ? demanda Alex avec un large sourire qui s'effaça quand les autres le regardèrent.
- Outre ce problème de diable, on va avoir affaire à des viols aussi. Parce que si toutes les femmes ovulent ce jour là, tous les hommes sont également très.. hum...excités...Je veux dire...
- On a compris Giles, l'interrompit Buffy.
- Qu'est-ce qu'on fait alors ? demanda Willow.
- Willow, tu cherches sur les archives de la mairie et de l'hôpital de Sunnydale et tu recenses toutes les femmes entre 12 et 40 ans qui ne se sont pas fait stériliser. Ce soir, moi, j'irais patrouiller.
- J'irais avec toi, intervint Alex. On ne sait jamais ce qui peux arriver.
- Et moi, je vais essayer de trouver quelque chose d'intéressant dans la bibliothèque, murmura Giles.
L'après-midi s'écoula sans autre nouvelle sauf celle qu'il y avait 1638 femmes susceptibles d'être la future mère de l'Antéchrist.
Le soir, ils se revirent et furent découragés quand ils virent qu'ils n'avaient pas le moindre indice sur ce qu'ils pouvaient faire. Seul Giles avait une information.
- Ah oui ! j'ai trouvé quelque chose.
- Quoi ? s'écrièrent les autres pleins d'espoir.
- Le livre fait mention du fait qu'une fois l'enfant engendré, la femme a une grossesse en 24h.
- Peut-être que le diable ne peut être vaincu, soupira Alex.
- S'il est là depuis si longtemps, c'est qu'il ne peut pas être vaincu physiquement... Mais on peut le battre sur un point, dit Buffy.
- Lequel ? demanda Willow.
- L'empêcher d'avoir un enfant.
- Peut-être, mais il faudrait savoir où l'attendre, avança Giles. Et cela, personne ne peut le savoir puisque cela dépend de son envie, de la ville...
- Mais oui ! Le visage de Willow s'illumina.
Tous la regardèrent, surpris de cette exclamation.
- Où est-ce que toutes les jolies filles de la ville vont aller ce soir ? Où est-ce que tous les monstres vont quand ils veulent de la chair fraîche ?
- Le Bronze , comprit Giles qui pourtant n'y allait jamais.
- Bon, Alex et moi on patrouillera ensemble ce soir. On ne sait jamais. Le diable risque de vouloir changer les bonnes habitudes. Willow, toi, tu iras au Bronze avec Oz pour surveiller les lieux.
- Mais comment on va faire pour communiquer ? demanda Willow. Comment on va savoir où il est s'il est pas au Bronze ; et toi, comment tu vas savoir s'il est au Bronze si tu n'es pas avec nous ?
- C'est une bonne question en effet, dit Buffy.
- Je sais ! J'ai 2 vieux talkies de quand j'étais petit. Y'a plus qu'a changer les piles et on pourra parler.
- Excellent ! intervint Giles. On part les chercher chez toi, j'en prend 1 et je file au Bronze. Vous perdrez moins de temps comme ça.
Willow partit donc en quête d'Oz pour aller au Bronze tandis
que le bibliothécaire, Alex et Buffy partaient chercher les
talkies.
Devant la maison d'Alex, quelques vampires rôdaient.
- Attendez un peu vous trois ! cria Buffy.
En un tour de main elle lançait des coups de pieds dans le ventre du premier, un coup de poing sur le nez déformé du second tandis qu'Alex et Giles s'occupaient du troisième.
Buffy en avait terminé avec les siens quand elle vola au secours de ses deux amis.
- Et ben alors, mon gros ! On s'en prend a plus faible que soi ? C'est pas bien ça, lui dit-elle en lui plantant un pieu dans le coeur.
Une fois le vampire désintégré, ils pénétrèrent chez Alex et se dirigèrent vers sa chambre.
- Alors... Où sont-ils ? dit-il en regardant sous le lit.
Il tira des profondeurs de sous son lit une boîte en carton.
- Ah ! Ça y est ! Ils sont là !
Ils firent quelques essais, changèrent les piles et refirent un essai qui s'avéra fructueux, celui-ci.
- c'est bon, je file au Bronze. Patrouillez bien tous les deux ! lança Giles en partant.
- A tout à l'heure, répondirent Alex et Buffy en même temps avant de sourire.
Il était 21h. La tension était palpable. Mais ce qui se remarquait le plus, c'était le changement d'atmosphère. Buffy se contracta légèrement en se mettant la main au ventre.
- Buffy ? Ça va ?
- Oui, ça va, mais j'ai eu comme un pincement tout à coup dans le bas ventre.
- Tu sens ton ovulation ?
- Je sais pas, ça m'arrive jamais d'habitude.
Au même instant, au Bronze, Willow ressentit le même pincement au bas ventre. Un pincement très bref. Tellement bref qu'elle n'y prit pas garde.
- Bon, on y va ? demanda Buffy.
- Attends, je prends 2 ou 3 trucs d'abord.
Pendant ce temps, Buffy observa la bibliothèque de son ami.
- je ne savais pas que tu lisais, lui dit-elle en regardant les étagères remplies de livres.
- Ça m'arrive parfois, tu sais.
- Du Barbara Cartland et des Harlequins aussi ?
- Ah... euh...ça ! C'est à ma mère... Elle a plus de place dans sa chambre, alors...
Buffy avait du mal à le croire, mais elle n'en laissa rien paraître. Curieusement, cela l'émouvait qu'il soit aussi fleur bleue.
- Oh ! fit-elle en remarquant quelques photos. Tu as gardé ces vieilles photos ?
C'était des photos de leur groupe au début, quand ils avaient su son secret. A partir de là leur amitié n'avait été que plus forte puisqu'ils avaient une histoire commune , un but commun, un secret qui les unissait. A côté de celle-là, une autre photo représentait Willow petite fille.
« Décidément, pensa Buffy, Alex est plus sentimental qu'il n'y paraît. »
Elle se retourna et le regarda dans les yeux. Elle repensa à
tous les moments où il avait été là pour
elle. Quand il l'avait réconfortée après la mort de
cette lycéenne mordue par un vampire ( Angel, encore et toujours
lui ! Elle n'arriverait jamais à se le sortir de la tête
!) alors qu'un loup garou rôdait dans les bois.
Elle se sentait de plus en plus attiré par lui.
« Non, se dit-elle, c'est l'effet du sortilège . »
Mais après tout, le sortilège ne lui donnait-il pas de
bonnes raisons pour se laisser aller ? Elle dirait qu'elle n'avait pas
pu se contrôler si on lui demandait des comptes.
Ça lui rappelait quelque chose cette histoire, mais elle n'eut
pas le temps d'approfondir puisque les lèvres d'Alex se
rapprochaient des siennes.
« Ou plutôt le contraire », pensa t'elle.
* * * * *
« hum... Que c'est bon. Je voudrais que cela dure toujours... Le sexe, c'est comme une drogue... C'est peut-être ce qui me perdra. Mais non, je vaincrai grâce à mon fils ! » pensait une âme noire et sournoise dans son va et vient entre les cuisses d'une femme, à même le trottoir d'une ruelle sombre.
Cela faisait maintenant plus de 500 femmes qu'il avait possédées depuis 21h. Il lui en restait un certains nombre encore : plus de 1000.
Cette âme noire n'était pas comme tous les hommes. Cette personne, ou plutôt cette chose pouvait connaître l'orgasme des milliers de fois par nuit, s'il en avait le temps.
Sur toutes les femmes pénétrées, une seule connaîtrait la joie de porter dans son ventre sa progéniture. Et pour peu que cette femme ait une âme noire elle aussi (pas autant que la sienne, non, cela était impossible), elle aurait sa reconnaissance éternelle.
Il ne l'aimerait pas, non. Il n'aimait personne. Ce sentiment était réservé aux faibles qui croyaient en l'Amour et au Bien. Mais cette femme verrai ses voeux les plus chers se réaliser. Il lui donnerai certains pouvoirs. Pas étendus bien sûr, il faut bien protéger ses arrières. Mais flattant toujours l'ego et la vanité des hommes. Il lui donnerait celui du paraître par exemple. Elle pourrait sembler jeune si elle est vieille, mince si elle est grosse, elle pourrait changer de coupe ou de couleur de cheveux sans passer chez le coiffeur. Des trucs de ce genre, des trucs de femmes. Ou bien celui de l'argent. Les hommes sont tous attirés par l'argent maintenant. C'est leur plus gros péché. Il adorait les hommes pour leur côté malfaisant et égocentrique sous leurs airs de ne pas y toucher. Ces hommes qui donnaient d'importantes sommes d'argent à des oeuvres de bienfaisance pour ne pas le donner au fisc. Ces hommes qui pour récupérer leur argent se faisaient graisser la patte, faisaient chanter des hommes qui avaient du mal à joindre les deux bouts tous les mois, des hommes qui détournaient l'argent de l'entreprise pour laquelle il travaillaient. Des hommes si bien sous toutes coutures, mais qui ne valent rien quand on connaît leur côté caché.
Cette nuit là, il connut l'extase plus de 1600 fois, non pas en prenant bêtement apparence humaine, mais en se glissant dans le corps de tous les hommes de la ville, tous ceux qui avaient une femme, une petite amie, tous ceux qui se soulageaient en fait. Tous ceux qui se glisseraient dans le fruit défendu. C'est à dire tous.
* * * * *
Willow et Oz étaient assis au Bronze et regardaient les autres danser, mais surtout se frotter les uns contre les autres, s'embrasser de la manière la plus chaude qui soit.
Ils prenaient un air dégagé devant ce spectacle de débauche, et tapaient sur leurs genoux avec leurs doigts. Ils assumaient la mission qui leur avait été impartie, en comprenait maintenant toute la difficulté. Non seulement tous les mâles de Sunnydale s'étaient donné rendez-vous au Bronze, mais en plus ils semblaient tous comme dans un état second. Ils harcelaient toutes les filles, et Oz avait même dû se battre avec un molosse pour pouvoir rester tranquillement assis à côté d'elle. la seule raison pour laquelle il était toujours vivant, c'était parce que le mec était tellement bourré, que l'effort de donner un coup de poing l'avait terrassé.
Oz gardait la trace d'un coup sur la joue droite, mais il ne le regrettait pas. Willow s'était empressée d'accourir vers lui, et elle ne l'avait jamais autant touché que ce soir là. Elle n'arrêtait pas de dire : « Mon héros ! Tu m'as sauvé la vie ! Mon héros ! », ce qui le rendait fier de lui et lui donnait du baume au coeur.
- Tous ces gens se frottant les uns contre les autres, c'est... dégoûtant, tu ne trouves pas ? dit elle.
- Oui, répondit Oz en se frottant la joue.
- Tu as toujours mal ? demanda t'elle, inquiète.
- Non, ça va. Je suis fort.
- Ça c'est vrai que tu es fort, mon héros, dit elle pour la 120ème fois avec un large sourire.
- Giles n'est toujours pas là, reprit Willow plus pour parler que pour lui apprendre quelque chose.
- Oui, répondit Oz toujours avare de paroles.
- On ferait peut-être mieux d'aller chez Giles voir s'il a besoin de nous ?
- O.K.
Ils filèrent donc, tous leur sens en émoi chez Giles. Ils trouvèrent la lumière éteinte mais la porte entrouverte.
- Il a dû mal fermer la porte, observa Willow, mais on ferrait mieux d'entrer pour vérifier qu'il n'y a personne.
- D'accord.
Ils entrèrent et inspectèrent toutes les pièces en appelant Giles. Il n'y avait personne. De retour au salon, Oz fit une phrase de plus d'un mot.
- Tu es très belle ce soir. Tu as comme une sorte d'aura. Tu es vraiment resplendissante.
- Merci. Tu n'es pas mal non plus.
Ils s'embrassèrent. La main d'Oz caressait la joue de Willow. Elle descendit doucement et effleura la pointe d'un sein dressé à travers sa fine chemise. Ils se regardèrent et comme elle se laissait faire, Oz lui caressa le sein plus fort, la faisant gémir.
Il lui souleva le chemisier tout en continuant à la caresser de partout. Elle frissonnait.
« je suis initiée au plaisir par un maître », pensa-t'elle.
Son chemisier toujours relevé, il lui enleva délicatement son soutien gorge rose et blanc avec un petit noeud au milieu et prit un téton gonflé de plaisir et de désir entre ses lèvres. Elle gémissait de plus en plus fort.
Il la guida sur le canapé à côté d'eux et la fit se coucher. Là, lentement, il lui fit connaître le plaisir grâce à ses mains jamais immobiles. Du bout des doigts, il la caressait sur le ventre, remontait, effleurait ses seins tout en continuant de l'embrasser.
N'y tenant plus, elle se redressa brusquement et déshabilla Oz. Elle prit son sexe brûlant entre ses mains. Elle changea de position et pencha la tête en avant. La tête en arrière , Oz profitait du moment en gémissant. Il la supplia d'arrêter. Elle se releva et s'assit à califourchon sur lui.
* * * * *
A partir du moment où leurs lèvres se touchèrent, ils perdirent la raison. Alex guida Buffy vers le lit. Elle se coucha, et lui se mit sur elle. Elle écarta les jambes et impliqua un mouvement circulaire contre les hanches d'Alex.
- Cette fille va me rendre fou, pensa-t'il.
Elle lui caressait les fesses avec ses ongles et semblait apprécier ce frottement suggestif qui excitait Alex. Il lui souleva son petit haut noir si sexy, et pétrit ses seins avec force. Il lui enleva son soutien gorge en lycra noir et se mit en devoir de tracer des sillons de feu entre ses seins, sur son ventre plat, sur le côté de son ventre velouté. Il remonta légèrement et lui lécha du bout de la langue la pointe tendue de désir. Elle le supplia de la prendre sur le champ. Comme il faisait durer l'attente, elle le repoussa doucement, mais fermement, le plaqua contre elle et le déshabilla entièrement. Puis, elle enleva ce qui lui restait de vêtements et se frotta contre lui.
- A moi de te faire souffrir maintenant.
- Attends une seconde.
- Quoi ?
De son sac à dos, il sortit une boîte de préservatifs. A l'intérieur du sac, il y avait des dizaines de boîtes. Elle n'en avait jamais vu autant. Mais il est vrai qu'elle n'avait pas une très grande expérience dans ce domaine.
- Il y en a combien, là-dedans ?
- 1000. Je l'ai acheté pour cette nuit.... Enfin... Si on voit des gens prêts à ... tu sais...
- Oui, prêts à faire ce que nous nous apprêtons
à faire, dit elle en souriant.
Quelques instants plus tard, ils se rhabillèrent et Buffy décida de passer chez elle chercher des sous-vêtements de rechange. Elle ouvrit la porte de chez elle, et marcha jusqu'à sa chambre où elle se changea. En repartant, elle entendit une voix d'homme. Elle s'arrêta tout net dans le couloir et écouta attentivement.
- Joyce, tu te rends compte de ce qu'on a fait ?
C'était Giles !
Ce fut Alex qui la réveilla :
- Bon, tu viens ?
- Giles a couché avec ma mère !
- Arrête, Giles est au Bronze en ce moment.
- Tu n'entends pas des voix, Joyce ?
Quelqu'un ouvrit la porte et le doute dans l'esprit d'Alex s'effaça.
- Giles !
* * * * *
Oz et Willow étaient de retour au Bronze. Ils avaient vu une
douzaine d'hommes louches et ces 10 hommes ne pouvaient pas tous
être le diable.
Ils regardaient toutes les filles et leur regard avait quelque chose de
tentant. Willow était très gênée mais en
même temps très...attirée. Ce qui énervait
profondément Oz. Il savait que ce n'était pas sa faute,
mais il ne pouvait s'empêcher d'être énervé.
Si ce soir-là avait été la pleine lune, ces gars
là en aurait pris pour leur grade. Il ne se serait pas
gêné pour leur apprendre les bonnes manières.
Certains avaient même osée l'inviter à danser, tout
en louchant sur son décolleté. Il savait que cela
gênait la jeune fille mais qu'en même temps cela
l'émoustillait. Il savait qu'elle n'avait pas eu beaucoup de
petits amis avant lui - pour ainsi dire aucun - et que c'était
pour cela qu'elle réagissait ainsi.
Au bout d 'un moment, Giles, Alex et Buffy arrivèrent.
- Alors, demanda Giles, où en êtes vous ?
- Nulle part, et vous ?
Alex et Buffy se regardèrent.
- Nulle part non plus, répondit Buffy.
- Bon, il vaut mieux que chacun rentre chez soi maintenant. Il est tard. Je pense qu'il est trop tard pour faire quoi que ce soit., si tant est qu'on ait réellement eut la possibilité de faire quelque chose.
- Vous croyez en la fatalité, demanda Alex ?
- Je ne sais pas très bien. Je crois que certaines choses sont inévitables, dit Giles .
- Vous avez sans doute raison. En plus, l'Antéchrist est sûrement conçu maintenant. Ce qui me préoccupe, c'est de savoir comment on va faire pour empêcher le diable de le récupérer, dit Buffy.
- Je vais voir si certains de mes indics ont des choses à me dire, dit Giles. Sinon, on épluchera la presse demain matin.
- Bon, eh bien, on se voit demain au lycée, dit Willow.
- Oui, à demain.
Les jeunes gens se séparèrent donc. Alex raccompagna Buffy jusque devant chez elle. Ils se tirent gauchement l'un en face de l'autre. Enfin, ALEX se tint gauchement en face de Buffy.
- Bon, ben... bonne nuit, Buffy.
- Bonne nuit Alex.
Leurs visages se rapprochèrent, leurs yeux étaient soudés. Leurs lèvres s'effleurèrent puis se pressèrent l'une contre l'autre. Leurs deux corps réagirent instinctivement en se rapprochant encore plus. Ils ne se quittèrent plus. Leurs mains avides étaient sans cesse en mouvement sur le corps de l'autre. Leur respiration s'accélérait tandis que leurs souffles se mêlaient. Ils perdaient la tête.
* * * * *
L'homme, où plutôt la bête que l'on imaginait rouge, cornue, avec une queue et un trident à la main droite terminait d'essayer de se reproduire avec l'avant dernière femme de Sunnydale. Il n'en restait plus qu'une. Une seule et puis plus rien pendant 300 ans.
* * * * *
Buffy et Alex était rentrés chez elle. Sa mère
était sortie. Si elle avait eu plus de temps pour penser, elle se
serait probablement demandée où elle était.
Là, elle ne pensait qu'à déshabiller Alex. Alex
amoureux d'elle depuis son arrivée à Sunnydale. Son
attitude distante vis-à-vis de cela. Elle avait toujours fait
celle qui ne se doutait de rien mais elle savait. Elle avait toujours
su.
De toute façon, elle se doutait bien que tous les garçons
du lycée la trouvait jolie, mais elle, elle n'avait eu d'yeux que
pour Angel. Angel qui l'avait dépucelée mais avec qui elle
ne referait plus jamais l'amour. Non seulement parce qu'il était
redevenu Angelus après cette nuit inoubliable pour elle, mais en
plus , elle ne tenterait plus de le faire, même s'il redevenait
comme avant.
Elle chassa ces idées de son esprit. Là, elle
n'était pas avec Angel. Elle ne voulait plus être avec lui.
Tout ce qu'elle voulait c'était l'oublier, par tous les moyens
possibles. Et Alex était un de ces moyens. D'accord, ce quelle
faisait à Alex n'était pas très correct, mais elle
allait procurer à Alex un plaisir tel qu'il lui pardonnerait
volontiers. Elle en avait assez de souffrir, elle voulait juste
profiter du moment présent. Carpe diem comme dirait Giles ou
Willow. Mais ils n'étaient pas là. Il n'y avait qu'Alex
et Buffy, et leurs deux corps presque nus l'uns contre l'autre.
Brusquement, Buffy se releva, mit de la musique, et enleva doucement,
très doucement son chouchou de ses cheveux. Des mèches qui
encadraient son visage la rendait encore plus sexy. Alex tendit une
main, mais Buffy se recula.
- Tss, tss, tss... Pas touche Monsieur Harris.
Une lueur étrange passa dans les yeux d'Alex à ce moment-là. Elle continua de se déshabiller lentement en se rapprochant peu à peu d'Alex. Il n'avait qu'à relever un peu son pied, et il glisserait sa jambe entre ses cuisses.
* * * * *
Ils se retrouvait désormais avec une fille qui lui faisait un
strip tease. Il remercia la libération de la femme. 300 ans
auparavant, il ne pouvait que violer les femmes, les réduire
à des objets sexuels. Aujourd'hui, non seulement la plupart
d'entre elles se donnaient volontiers, mais en plus, elles lui
réservaient de belles surprises . Comme celle-là.
Quand elle fut nue, elle le caressa du bout des doigts et descendit.
Elle enserra son sexe dur et brûlant entre ses mains tout en lui
léchant le ventre. Ses seins effleuraient son membre. Ensuite,
elle fit ce qu'aucune autre ne lui avait fait jusque là. Elle
ouvrit la bouche et mit son sexe tout contre sa langue chaude et humide.
Cela lui rappelait le sexe des femmes, sauf qu'elle bougeait la langue,
créant une vague de chaleur se répandre dans son
bas-ventre.
Il pensa : « Ce sera la mère de mon fils ».
Il ne pouvait pas choisir la future mère, mais il le sentait.
Il se releva légèrement, lui souleva la tête par
les cheveux et lui dit : « Je veux que ça se passe
maintenant ».
Il était résolu à la laisser faire, pour voir
à quel point les choses avaient changées dans ce domaine.
Elle acquiesça, ouvrit sa table de chevet, en ressortit un objet
carré dont elle déchira l'enveloppe. Il pensa : «
sûrement un objet pour ressentir encore plus de plaisir ».
Il était bien placé pour savoir que les hommes ne
pensaient qu'à assouvir leur désir, et qu'ils
étaient partisans du plaisir. Il ferma les yeux alors qu'elle lui
touchait son sexe dressé comme il ne l'avait jamais
été. Elle se mit sur lui et se l'enfonça dans sa
chatte brûlante et mouillée. Elle se mit à bouger.
Lentement d'abord, puis de plus en plus vite. Elle semblait satisfaite
puisqu'elle gémissait. Son visage était comme
transformé par le plaisir. Elle jouit en continuant ses
mouvements du bassin, mais plus lentement. Alors, il prit le relais.
Couché sur le dos, il bougea jusqu'à atteindre le
paroxysme. Il cria : « un fils ! Mon fils ! ».
* * * * *
Ça avait été une des meilleures fois. Elle
avait peu d'expérience, mais ça avait été
génial. Meilleur qu'avec Angel. Pourtant elle l'aimait.
Quand Alex cria : « Un fils ! Mon fils ! » elle comprit.
Elle comprit qu'Alex n'était plus là, que c'était
le diable lui-même qui était en elle. Elle avait
séduit le diable et il avait mis sa semence en elle ! Elle prit
peur. Elle était affolée même, mais elle se rendit
compte qu'elle était sauvée !
- Ça, jamais mon vieux ! Tu ne dois pas avoir le câble en enfer parce qu'une capote protège des MST mais également des bébés !
A ce moment, un éclair de panique mêlé à quelque chose d'autre d'indéfinissable étincela dans l'oeil d'Alex.
- A dans 300 ans !lança Buffy avant de lui décocher
une superbe droite dans la machoire.
- Aïe, Buffy ! Tu m'as fait mal !
- Alex ?
- Ben, oui, c'est moi. Tu croyais quoi, que j'allais te violer ? dit-il
en baissant les yeux et en découvrant leur position.
- Euh... Alors là, je comprends pas.
- Tu ne te rappelles pas ?
- Non, mais apparemment, j'ai plus envie de rien.
* * * * *
Le jour se leva comme tous les autres jours à Sunnydale. Une fois n'est pas coutume, il pleuvait. Les femmes, hébétées, ne comprenaient pas ce qu'elles avaient fait, ni avec qui elles l'avaient fait, et encore moins pourquoi elles l'avaient fait.
La police enregistra un nombre incroyable de plaintes. Un tel record ne passa pas inaperçu puisque la chaîne régionale s'attarda sur l'événement en début du journal télévisé.
Buffy se réveilla tard ce samedi-là. Elle descendit à la cuisine, sa mère buvait un café en écoutant la radio.
« Ainsi don, nous vous rappelons que Sunnydale, un petite ville de Californie, a connu hier soir un nombre de viols jamais égalé en si peu de temps. Le bureau de police de la ville ne désemplit pas ce matin, et la police a demandé à la population de prendre rendez-vous pour déposer leurs plaintes. ».
- Buffy ?
- Oui, maman ?
- A propos d'hier soir... Je ne sais pas quoi te dire...
- Alors ne dis rien. C'est ta vie maman, et ça ne me regarde pas.
- Très bien, je ne te dirais rien à propos d'hier soir. Mais il faut que tu saches une chose. Ce n'est pas la première fois que Mr... Enfin, Giles et moi, nous... nous...passons la nuit ensemble. Cela fait même plus d'un mois désormais, et j'ai pensé que c'était le moment ou jamais de te le dire. Giles et moi avons une relation sérieuse.
- Un mois ! Et je n'ai rien vu !
- C'est-à-dire que toutes les soirées où je prétendais sortir avec mes amies du club « Sunnydale et ses sorties », je les passais avec Giles.
- Je trouve que pour une tueuse, je manque drôlement de perspicacité.
* * * * *
Ils étaient tous réunis à la bibliothèque, déserte comme d'habitude.
- Alors, on est tranquilles pour 300ans ? demanda Willow à Buffy.
- Ah bon ? Et comment as-tu fais ? demanda Giles qui arrivait.
- C'est une longue histoire, mais oui, je l'ai bien eu, répondit Buffy.
- Cet enf.... De diable n'aura pas de fils cette année. La fille qui devait porter son enfant a utilisé un contraceptif.
- Oh... Alors vives les contraceptifs, dit Giles.
- Oui mais dans 300 ans il les connaîtra et j'espère qu'on inventera autre chose parce que sinon...
- Oui, mais on ne sera plus là pour le voir. Ce n'est plus notre problème, intervint Alex.
- Moi, j'ai un autre problème : l'algèbre, grimaça Buffy, c'est horrible, je ne comprends rien. Peut-être que c'est l'Algèbre qui vaincra le diable la prochaine fois.
Ainsi s'acheva leur aventure, et ils partirent tous en direction de leur salle de classe.
FIN