
TITRE : "A prendre" <"Up For Grabs">
AUTEUR : A. M. Glass
E-MAIL : <glasswrks
(chez] yahoo [point) com>
COPYRIGHT : 13 novembre 2002
REVISION : 17 novembre 2002
FANFIC CLASSEE : PG - pour le contexte, pas le contenu.
SPOILERS : Aucun, mais il est clair que cette histoire se
déroule au tout début de la saison 4.
DISCLAIMER : Joss Whedon, la Fox, Mutant Enemy etc... ont quelque
chose à voir avec Buffy contre les vampires. Aucune
violation de copyright n'est voulue ni suggérée.
L'histoire ainsi que tout personnage original sont la seule
propriété de l'auteur et ne peuvent être
utilisés sans son accord préalable.
REMERCIEMENTS : A Fiona et Diana, mes béta-lectrices pour
cette aventure. Diana pour m'avoir harcelée... dans le bon sens
sens du terme, afin d'améliorer cette histoire, et Fiona pour les
retouches après les efforts de Diana.
FEEDBACK : Ce serait bien, vu que ça fait un certain temps
que je n'ai plus écrit pour ce couple.
NOTE : Un peu de stress dans cette petite fic.
TRADUCTION ET ADAPTATION : Cafecomics (03/01/03 - 12/01/04)
'Okay, ta meilleure amie a besoin de toi. Tu peux être là pour elle,' me disais-je dit. Et alors que je la tenais dans mes bras, je savais que je n'avais pas cessé de l'aimer.
Qui aurait pu ?
Ce n'est pas que j'aie vraiment essayé.
J'avais peut-être repoussé ces sentiments, mais ils étaient toujours là.
Alors que son corps était secoué par les sanglots, je sentais mes bras se déplacer lentement le long de son dos.
'Pour la réconforter,' me répétais-je. C'est tout. Il n'y avait pas de sous-entendu caché disant 'Enfin, je n'ai plus besoin d'excuses pour la tenir dans mes bras.'
Non.
Pas ici.
D'accord, je me mens à moi-même.
Je n'ai fait que ça ces dernières années.
Est-ce que quelques minutes de plus y changeront quelque chose ?
Je me mens toujours quand il est question d'elle, c'est une sorte d'habitude.
Voyez-vous, je ne suis pas censée l'aimer.
Je veux dire, c'est très bien de l'aimer, pour autant que je ne *l'aime* pas.
Et qui a inventé cette règle idiote d'abord ?
Où l'a-t-on écrite ?
J'aimerais bien pouvoir discuter avec la personne qui a écrit cette règle précise. J'aurais quelques petites choses à lui dire.
Avant que mes pensées ne déraillent complètement, je la sens se serrer plus fort contre moi. Je recule et je regarde son visage. Seigneur, je déteste la voir souffrir comme ça. Je ferais tout pour arrêter ça. Elle essaie si fort de stopper les larmes qui lui brûlent les joues.
Je me penche pour murmurer, "C'est bien de pleurer." Je lève les pouces et j'essuie tendrement ces maudites larmes.
Elle lève la tête et sourit.
Et mon souffle se coupe.
'Oh non... je suis fichue. Même en larmes, comment fait-elle ? Elle est si belle.'
Toutes les réflexions sur les règles et le reste s'envolent, à l'exception d'une seule.
Je l'aime.
Je l'aime *d'amour*.
Elle est ma meilleure amie, et alors ?
Grande découverte !
C'est déjà arrivé avant, à plein de gens, et ça arrive sans doute en ce moment même. A cet instant même où je la serre contre moi, quelqu'un est en train de craquer pour son ou sa meilleur(e) ami(e). Mais eux au moins peuvent dire quelque chose.
Moi, je ne peux pas lui dire.
Je le veux.
Depuis longtemps maintenant.
Je ne peux pas risquer de la perdre.
Je ne peux pas.
Elle représente tant pour moi que l'idée de lui dire quelque chose pour la voir me regarder avec ces yeux...
Et au lieu d'y lire le rire, la compassion, la joie...
Je fixerais leur profondeur pour les voir emplis de choc, de trahison et de dégoût.
De tout *sauf* d'amour.
Ce n'est pas un risque que je veux prendre.
De plus, certaines choses se sont mises en travers de la route - vampires, démons, et petits amis - cette dernière chose en particulier a tout bloqué.
Elle était *dans* ma vie, mais pas comme je l'avais rêvé.
Et ces rêves... wow.
Bien sûr, je ne devais pas penser à ça maintenant.
Pas en ce moment.
Mais, depuis quand ma raison écoute-t-elle mes désirs quand elle est concernée ?
Jamais.
Ma tête me dit : "Je. Ne. Peux. Pas. L'Avoir."
Et me donne une liste de raisons.
Mais il est trop tard pour mon coeur - cette pompe dont le seul but était de me maintenir en vie - jusqu'à ce qu'elle entre dans ma vie.
Il m'a dit en substance : "Je lui appartiens. Alors fais-toi une raison."
Je ne peux pas expliquer comment cette nouvelle m'a secouée, je n'y avais jamais pensé. Quand j'ai finalement réalisé, j'ai dû trouver un endroit pour m'asseoir, faute de quoi je pense que j'aurais fini sur le sol.
C'est vrai, je peux sincèrement dire que j'ai toujours été intéressée par le sexe masculin.
Au point de regarder souvent les garçons.
Parfois, c'était un garçon en particulier.
Le genre de garçon de rêve qui vous fait vous interroger sur toutes ces choses entendues dans le vestiaire des filles.
Comment serait la sensation de ses mains.
Ses lèvres.
Son... son... bon, bref.
Je pensais souvent aux garçons.
Oui, c'est bien moi.
Ensuite elle a tout changé.
Comment pouvais-je dire à ma nouvelle meilleure amie qu'elle m'attirait ?
Okay. C'est bien plus qu'une attirance... maintenant.
Mais pouvais-je lui dire ?
Non.
Je ne pouvais pas.
Et je ne l'ai pas fait.
Ca m'a fait mal.
Parfois je me réveillais et je découvrais que mon oreiller était humide à cause des larmes que j'avais versées pendant la nuit.
Retour au présent, retour à la sensation de son corps dans mes bras.
A la chaleur qui envahissait mon corps grâce à ce simple geste. Je soupirais intérieurement en me rendant compte que j'allais bientôt devoir la lâcher. Et que je devrais à nouveau vivre avec cette douleur.
"Merci," l'entends-je dire alors qu'elle relâche lentement l'étreinte.
"C'est quand tu veux," réponds-je pendant qu'elle quitte mes bras. Je ne veux pas la lâcher mais je le fais, au grand mécontentement de mon coeur.
"Je ferais mieux d'y aller," me dit-elle. "J'ai des choses à faire."
"Je te vois plus tard ?" lui demandé-je en éloignant une mèche de cheveux de sa joue.
"Oui."
Et alors que je vois Buffy s'éloigner, je ferme les yeux et je serre mes bras contre ma poitrine, essayant de remplacer ses bras par les miens.
Un jour je lui dirai.
Mais maintenant, ce n'est pas le bon moment.
Je sais qu'elle aime encore Angel.
C'est évident.
Les larmes... étaient un indice suffisant.
Et en plus - j'aime Oz.
Et je ne veux pas le blesser.
Quelle que soit la force de ce que je ressens pour Buffy.
Oz est là maintenant.
Buffy ?
Elle est une part de mon passé et de mon présent.
L'avenir ?
Il est à prendre.
FIN